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ceci est un feu qui n'ardente j'amais
Publié 15 Jui 2011 à 02:43
le 15 juillet 2011, il est 1h26mn du matin.
je remercie à ce qui consulte mon blog.
Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle
Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez
Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés
De votre mélodie et de votre langage.
Celle que j'aime est loin et pense à moi; je gage
O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux
Donne un frémissement à l'astre dans les cieux
Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme.
Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme
Oiseaux; Quand nous aimons et quand nous triomphons
Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds
Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles
Vous saisissez au vol ces strophes invisibles
Et vous les répétez tout haut, comme de vous
Et vous mêlez, pour rendre encore l'hymne plus doux
A la chanson des cœurs, le battement des ailes
Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles
Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls
"Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls
Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure
Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure
Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris
Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix
Et que les loups s'en vont songer auprès des louves
"Divin!" dit le hibou; le moineau dit: "Tu trouves"
Amour, lorsqu'en nos cœurs tu te réfugias
L'oiseau vint y puiser; ce sont ces plagiats
Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches
Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches
Et que les lourds rochers, stupides et ravis
Se penchent, les laissant piller le chènevis
Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges
La langue des oiseaux de la langue des anges
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